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dimanche 23 novembre 2014

Les métiers liés à l'e-réputation


Maintenant que nous avons traité l'essentiel au sujet de l'e-réputation, nous vous proposons une petite liste (non exhaustive) des métiers où l'on gère l'e-réputation :
 
  • Le community manager (ou animateur de réseaux sociaux):
    Le community manager est là pour gérer l'image d'une marque ou d'une entreprise via les réseaux sociaux. Son but est de maintenir continuellement un lien entre les internautes/consommateurs (en répondant aux commentaires par exemple), fédérer les clients et animer les différentes pages (profils ou sites) pour attirer de nouveaux clients. 
 
  • Le chargé de relations publiques digitales:
    Le chargé de relations publiques digitales à pour mission de mettre en place une stratégie afin de promouvoir et développer l'image d'une marque ou d'une entreprise grâce aux nouvelles technologies. Les relations publiques digitales permettent d'élargir le champ d'action des relations publiques classiques.

 
  • Le consultant IT (en technologie de l'information):
    Le consultant en IT peut exercer son métier soit en interne, soit en externe. Son but est d'apporter un diagnostic aux entreprises sur leur besoins en TIC et suggère les orientations technologiques que celles-ci doivent suivre. Cela permet aux entreprises de ne pas commettre d'erreurs dans leur stratégie communicationnelle sur le web.

 
  • Veilleur stratégique:
    Le veilleur est à l'affut de tout ce qui se dit sur l'entreprise, sur les nouvelles technologies. Il doit anticiper les futures tendances, savoir repérer une opportunité de développement ou au contraire si celle-ci comporte un risque. Il doit fournir les éléments pour que l'entreprise ait un avantage sur ses concurrents. Il doit être capable d'analyser les informations stratégiques qu'il récolte.

 

 
  • Le modérateur:
    C'est l'arbitre des lieux d'échange entre internautes. Il est responsable de la gestions des commentaires sur les forums, pages ou sites des entreprises qui l'embauche. Il se doit de supprimer tous les interventions qui sont contre la loi ou qui contiennent des propos trop virulents. Il est nécessaire pour maintenir une bonne entente entre les échanges.

Le personal branding : Tout est-il devenu marchandise ?

 
 


Le personal branding ou ce qu'on pourrait appeler sa « marque personnelle » n'est pas un mode de marketing si nouveau que ça même si l'appellation, elle, l'est.
En effet, les intermittents du spectacle ou les artistes en général appliquaient déjà cette forme de marketing de la personne. Ca n'est que plus tard que le mouvement s'est développé sur le net comme on le connaît aujourd'hui.

C'est d'abord aux Etats-Unis que Peter Montoya et William Arruda ont mis en place ce nouveau concept. Désormais, on peut donc s'exposer et s' exprimer librement dans la concurrence qui se fait toujours plus intense au sein de la société.

Le marketing et la vente ne se font plus simplement sur des objets ou des marques particulières, aujourd'hui la personne semble pouvoir se créer une image de marque et vendre cette image comme elle le souhaite. C'est une nouvelle façon de gérer son employabilité ou son image personnelle aux yeux des autres, de se présenter en tant qu'individu unique en vendant ses talents, en affirmant sa différence et en se démarquant à travers de multiples outils d'expression et de visibilité.


Véhiculer sa marque personnelle sur le web est désormais devenu un phénomène de mode, représentant parfois un besoin de pouvoir en se plaçant au dessus des autres, en affirmant son unicité. En sociologie on pourrait parler de « starisation » ou de phénomène de « pipolisation ». 


Pour reprendre le terme français : « marque personnelle », on peut noter que le français laisse entrevoir un marketing simple comme on le connaît d'une marque comme une chose figée mais le terme n'a pas la même valeur en anglais puisque celui désigne plutôt la marque comme quelque chose de vivant, cela signifie donc : promouvoir sa personne comme une marque.
 
L'uniformisation n'est plus de mise, ce qu'il faut c'est se démarquer. De plus, l'impact en est d'autant plus fort qu'on ne peut plus ignorer le pouvoir des réseaux sociaux dans nos vies privée ou non.

Pour ceux qui désirent faire du personal branding un véritable atout pour leur vie professionnelle, il existe même des coach ou des consultants en développement personnel. Il s'agira avec lui de définir son identité, ses valeurs, son univers. Le but étant de « révéler » une singularité qui fera l'atout majeur de cette personne ou personnalité. Il ne s'agit donc pas de s'inventer, même si certains tombent dans le piège et crées le reflet de ce qu'il voudrait être et non pas de ce qu'ils sont.
 
Le personal branding est donc tout un art, un art plastique ?



Et le droit à l'oubli ?



Le droit à l'oubli pose beaucoup de questions au sein de la communauté internet, car beaucoup réalisent que cela est difficile et se demandent si l'on pourra bien le faire de manière totale.
 
 © CNIL 2012
 
D'autres se demandent si nous ne sommes pas en train d'accéder à un droit au déni d'une certaine façon et proposent de prévenir plutôt que de guérir, c'est-à-dire de réfléchir un peu plus avant chaque post sur le net.
 
La question du droit à l'information se pose aussi, ainsi que le droit à la mémoire. Bref, s'emmêlent beaucoup de questions auxquelles nous n'avons pas encore vraiment de réponses.
 

©Deligne
 
ll n'empêche que depuis que la création d'un « formulaire lié au déréférencement des résultats de recherches » plus de 32 000 demandes ont été faites à Google sur plus 97 000 URL différentes comme nous l'apprend le site du journal Le Point.
Mais avant d'avoir recours au formulaire Google, il y aussi la loi Informatique et Liberté qui permet de faire supprimer par la personne qui l'a postée toute trace de dénigrement, moqueries ou indélicatesses de tout genre. En effet, celui-ci ou celle-ci risque 5 ans d'emprisonnement et 300 000 euros d'amendes selon l'article 226-18-1 du code pénal s'il/elle ne supprime pas l'objet du litige. 
 
La réputation que l'on entretient sur le net et sa gestion ont encore beaucoup de chemin à faire comme le montre ces questions sur le droit à l'oubli.
 
Aujourd'hui il est difficile de juger les attaques réputationnelles car les frontières du net notamment avec les réseaux sociaux sont toujours un plus floues. Où s'arrête la vie privée où s'arrête la vie publique ? La gestion des données personnelles est donc directement remise en cause. En effet, celles-ci, par exemple sur Facebook, sont données volontairement et le site précise que l'internaute donne tous les droits aux applications tiers d'utiliser toute information ou contenu publié pour le bon fonctionnement de la page web. Il faut savoir que pour supprimer une information il faut être prêt à donner de son temps.
 
 
 
L'entreprise ou la personne physique peut faire appel à la justice et à un huissier pour faire vérifier le contenu incriminé, il se mettre directement en relation avec l'organisme responsable de la maintenance du site ou supprimer par soi même un contenu déplaisant ou jugé obsolète cependant, il reste encore difficile de faire disparaître totalement une information et on ne sait même pas si Google lui même peut réellement rayer de manière définitive un contenu.


 

Les risques d'une e-réputation mal gérée


L'e-réputation possède une caractéristique propre à internet : l'instantanéité.
 

 

Cette nouvelle technique managériale a sans doute anticipé l'émergence du poids de la société et de son rôle dans la consommation car en effet c'est une nouvelle approche qui vise à augmenter les bénéfices des entreprises en renvoyant une bonne image et donc une image attractive aux clients. Dans un monde en expansion, les moyens de communication et d'actions se sont fait encore plus vastes permettant aux sociétés et aux agences désormais digitale d'ouvrir leur champ des possibles.

Cependant, il est nécessaire de noter que la gestion d'une telle réputation n'est pas de tout repos, car elles reposent sur des facteurs divers qui ne cessent d'évoluer : des facteurs économiques, culturels, politiques, sociologique. La déstabilisation d'un de ces facteurs pour des raisons diverses peuvent faire perdre beaucoup voir détruire entièrement la réputation d'une personnalité, d'une entreprise ou d'une marque. Sur le net, l'e-réputation est donc synonyme de « performance ». Il s'agit de se faire une réputation et de garder sa place, et la concurrence et rude sur le net parfois même au point de surévaluer, de frauder, de faire des erreurs, bref d'enjoliver un peu.

C'est pour cela qu'une corporate reputation, pour utiliser le terme anglo-saxons, qu'elle soit a priori bien entretenue ou non, amène des conséquences diverses.
 
Quand l'opinion se transforme en actif, elle peut permettre de faciliter la vente d'un produit ou d'un service, de capter l'attention de d'autres profils intéressant ( même s'il faut bien voir qu'au niveau des réseaux sociaux l'image est bien souvent peu adaptée à la réalité ), ou encore d'augmenter la valeur capitalistique d'une entreprise.
 
 
 
 
Mais les conséquences peuvent s'avérer tout aussi négatives et même si parfois elles n'ont aucun impact sur les performances de l'entreprise, il s’avère qu'elles peuvent aussi fortement dévaluer les actions et les performances altérées. Il en va de même pour toute réputation qui parfois peut baisser dans les estimes et remonter ensuite soit pour y rester soit pour retomber parfois au plus bas.

Mais les risques de la réputation web ne se cantonnent pas à l'image. Les internautes ou les entreprises adverses, par exemple, dans leur manipulation de l'information diffusent parfois de fausses informations ou donnent des avis négatifs, lancent des rumeurs ou dénigrent carrément l'image de marque de leurs opposants. La manipulation d'identité n'est pas un fait nouveau et l'on trouve beaucoup d'usurpation d'identité et de détournement de marque, des détournements de logos ou encore de la contrefaçon de marques. Au niveau technique beaucoup de piratage à lieu mais aussi du phishing ou hameçonnage qui consistent à voler des données privées, des splogs qui sont de faux blogs créés dans le but d'augmenter le référencement, à des fins commerciales donc.
 
Pour terminer on peut également rappeler les risques du cybersquatting qui vise à prendre un nom proche d'une marque pour profiter de sa notoriété.
 
 
Les risques sont donc nombreux avec l'identité que l'on crée et si celle-ci est mal protégée notre réputation peut en prendre un sacrée coup. Toutefois, il n'y a pas non plus que des risques à entretenir une e-réputation.

 

Comment gérer son e-réputation ?



Comme nous l'avons vu, il faut gérer son e-réputation le plus tôt possible. Cela permet de ne pas être dépassé par les événements et de ne pas avoir à régler une situation de crise par exemple. Nous allons vous donner quelques conseils (explicités en huit points) pour limiter la casse. 



1: Faîtes un état des lieux:


 
C'est la première chose à faire. Faîtes le point sur tout ce qui a été dit sur vous sur tous les réseaux sociaux où vous êtes inscrit. Googlez votre nom: cela consiste à taper son nom dans la barre de recherche, vous pourrez ainsi voir les informations qui ressortent en premier, voir si vous avez des homonymes (personne portant le même nom que vous). Vous pouvez faire cela sur tous les autres moteurs de recherche connus. Faîtes aussi des recherches images et vidéos pour contrôler toutes les photos où vous apparaissez. Bref, mettez vous à la place de quelqu'un qui cherche des informations sur vous. Cela vous permettra plus tard de tenter de supprimer les contenus indésirables.


 
2: Soyez toujours en veille:

 




Cela peut paraître inutile de faire le travail que l'on vient de citer régulièrement, mais comme nous l'avons dit dans l'article « qu'est-ce-que l'e-réputation? » (http://webcomisic.blogspot.fr/2014/11/quest-ce-que-le-reputation.html) une information circule très vite sur internet. Vérifiez donc régulièrement ce que l'on dit, c'est ce que l'on appelle la veille.


3: Faîtes le ménage:



Maintenant que vous avez fait un état des lieux de votre réputation sur le net, il est important de faire disparaître les contenus indésirables qui pourrait vous nuire en cas d'entretien d'embauche par exemple. Sur les réseaux sociaux, il est possible de faire disparaître des photos, articles ou posts peu flatteurs ou contenant des éléments incorrects (propos racistes etc..). Mais si cela vous est impossible, vous pouvez faire appel aux dirigeants du site pour qu'ils suppriment ceux-ci. En dernier recours, vous pouvez porter plainte auprès de la CNIL pour que le contenu indésirable soit définitivement effacé. Vous pouvez aussi créer de nouveaux contenus pour envoyer les mauvais contenus au second plan: les internautes regardent en moyenne les 3 premières pages sur un moteur de recherche.



4: Distinguez privé et public:


 
On ne le dira jamais assez: ne mélangez pas vie privé et vie professionnelle sur internet. N'utilisez pas le même compte facebook ou twitter pour votre usage personnel et pour votre entreprise par exemple. Et si vous voulez vraiment que votre patron ou recruteur ne tombe pas sur votre profil personnel alors utiliser un pseudo sur celui-ci et utilisez votre vrai nom sur votre profil professionnel. Vérifiez ensuite que les paramètres de confidentialité soient sur « privé » et non « public » sinon tout le monde peut voir vos publications. Protégez votre vie privée autant que possible !




5: Mettez à jours vos profils sur les réseaux sociaux:





Faut-il être sur les réseaux sociaux ou pas ? C'est un autre débat. Mais dès lors qu'on y est, il faut faire l'effort de les mettre à jour régulièrement pour ne pas que les personnes trouvent des informations erronées par exemple. Mais surtout contrôlez ce que vous mettez sur vos profils ! Chacun est libre de ses opinions mais en les affichant publiquement sur le net, vous prenez un risque. Prenez vos responsabilités. Il ne faut pas twitter, commenter n'importe comment.


6: faîtes vous connaître grâce aux bons outils:
 

Si vous voulez faire progresser votre e-réputation « professionnelle », ciblez les supports où vous allez vous affichez. Par exemple, ne participez à un forum sur la mécanique si vous avez un blog sur la beauté (c'est un peu exagérer certes, mais l'idée est là). Montrez vous sur les blogs ou forums qui correspondent à votre domaine, cela permettra de vous faire connaître plus facilement.


7: Faîtes attention aux événements auxquels vous participez et à vos photos:



Si vous vous retrouvez en photo dans un journal connu au milieu d'une manifestation brandissant une banderole très virulente contre les patrons; votre patron ou votre prochain patron (lors d'un entretient d'embauche) risque fort de ne pas apprécier. Sur le même principe, sachez qu'une photo sortie de son contexte peut être mal interprétée ! Faîtes encore plus attention aux photos postées. Réfléchissez avant de poster !



8: Utilisez des outils pour surveiller votre e-réputation et vérifiez votre côte:


On peut trouver sur internet des applications ou logiciels qui facilitent le travail de veille ou vous permet d'analyser votre e-réputation. Voici une petite liste:

  • Osculteo qui permet de faire un diagnostic gratuit de votre réputation numérique (veille)
  • Twitonomy fourni des statistiques à propos de vos comptes twitter (les tweets les plus populaires, le nombre de retweet moyens etc..)
  • Google alerts: système gratuit qui nous averti lorsqu'un contenu nous concernant apparaît sur la toile.
  • Alerti: outils de veille, qui détecte les commentaires négatifs et les nouveaux concurrents.

Qu'est-ce-que l'e-réputation ?


Depuis l'arrivée du web 2.0, nous entendons de plus en plus parler de l'e-réputation, mais que signifie réellement ce terme ?

L'e-réputation (on peut aussi l'appeler réputation numérique) c'est la réputation d'une personne, d'une marque ou d'une entreprise sur internet, c'est la réputation avec le « e » de électronique comme pour le mot « e-mail ».

L'e-réputation c'est quoi ? 


©Chappatte
 
C'est l'image que l'on donne de soi à travers le web (via les réseaux sociaux, les blogs ou tout autres sites où l'on laisse son empreinte). Mais c'est aussi l'idée que l'on peut se faire d'une personne, d'une marque ou d'une entreprise en se fiant seulement à ce que l'on trouve sur le web.


Quelle est la différence entre la réputation et l'e-réputation ?


La différence entre la réputation et l'e-réputation est tout simplement qu'une information circule beaucoup plus vite sur le web que dans la vie réelle. Une e-réputation se gère en permanence (comme nous le verrons dans un prochains article consacré à la gestion de son e-réputation). La moindre petite information peut être diffusée en masse en seulement quelques heures et l'on peut rarement effacer un contenu sur internet définitivement. Cela est renforcé par les moyens de plus en plus techniques disponibles qui sont plus performants que les moyens techniques que l'on utilise pour gérer sa réputation. 


Qui est concerné par l'e-réputation ?


A peu près tout le monde. Dès lors que vous surfez sur internet, que vous achetez en ligne, bref que vous laissez votre empreinte sur le net, vous vous créer une e-réputation. Même lorsqu'on utilise pas internet, on peut retrouver des informations sur nous (par exemple lorsqu'on participe à un événement relayé dans la presse).


Par quoi passe l'e-réputation ?


La majeure partie de notre e-réputation se fait via les réseaux sociaux (surtout pour les jeunes). Mais les blogs peuvent entrer en ligne de mire aussi, ainsi que les comptes youtube, les comptes instagram, les forums etc...


Quels sont les effets de cette e-réputation ?


Une e-réputation peut permettre d'augmenter ou diminuer la côte d'un produit, d'une marque ou même d'une personnalité connue (comme les hommes politiques ou les stars par exemple). En bref, une e-réputation influence directement ce que pense les gens de nous (lien article Charlotte).




Attention: De plus en plus de patrons regardent les comptes facebook et twitter de leurs candidats lorsqu'ils embauchent, vérifiez donc ce que l'on peut trouver sur le web à propos de vous, cela vous évitera des mésaventures (photos de soirées alcoolisées, homonymes) !

Une e-réputation ne se mesure pas ! Elle s'analyse et se gère !